Analyse complète — La Colline aux Coquelicots

Contexte de production, récit, mise en scène et postérité.

Contexte de production

La Colline aux Coquelicots (コクリコ坂から — Kokuriko-zaka Kara) sort en 2011, réalisé par Gorō Miyazaki pour Studio Ghibli. Le film dure 91 minutes.

Œuvre à part entière du catalogue Studio Ghibli, La Colline aux Coquelicots n'a pas reçu de distinction internationale majeure, mais reste une pièce appréciée de la filmographie de Gorō Miyazaki, révélatrice de son travail à cette période.

La Colline aux Coquelicots — capture

Une image marquante de La Colline aux Coquelicots.

Récit et construction narrative

Yokohama, 1963, à la veille des Jeux Olympiques de Tokyo. Umi, lycéenne, hisse chaque matin des pavillons marins en mémoire de son père disparu en mer. Elle rencontre Shun, qui se bat pour sauver le vieux foyer étudiant "Quartier Latin" de la démolition.

Leur histoire d'amour naissante se heurte à un secret de famille douloureux, tandis que le Japon de l'après-guerre s'apprête à effacer certains vestiges de son passé pour se moderniser.

Umi et Shun mobilisent les lycéens pour restaurer et faire visiter le Quartier Latin aux membres du conseil scolaire, transformant sa réputation de taudis crasseux en trésor du patrimoine étudiant qu'ils sauvent finalement de la démolition. Mais en cherchant à en savoir plus sur leurs origines, les deux jeunes gens découvrent qu'ils pourraient être frère et sœur, tous deux enfants d'un même père disparu en mer pendant la guerre de Corée — une révélation qui les plonge dans un déchirement silencieux, les obligeant à réprimer leurs sentiments naissants par devoir moral.

Umi finit par consulter un ami marin de son père, le capitaine Onodera, qui éclaircit le malentendu : Shun est en réalité le fils d'un autre couple, adopté par erreur d'état civil, et non le frère biologique d'Umi. Libérés de ce poids, les deux adolescents peuvent enfin s'avouer leurs sentiments, dans un dénouement qui referme aussi la page du deuil de leurs pères respectifs, tombés dans la même tourmente historique.

Mise en scène et univers visuel

Comme la plupart des œuvres portées par Gorō Miyazaki, La Colline aux Coquelicots déploie un univers visuel cohérent avec son sujet : Écrit par Hayao Miyazaki et réalisé par son fils Gorō, le film mêle nostalgie de l'après-guerre, tension entre modernité et mémoire, et un premier amour adolescent sur fond de Japon en pleine reconstruction.

Cette cohérence entre fond et forme est l'une des marques de fabrique des productions liées au Studio Ghibli — chaque film y trouve un style graphique et un rythme propres, plutôt que d'appliquer une formule répétée d'un titre à l'autre.

La Colline aux Coquelicots — capture

Un autre plan représentatif de la mise en scène du film.

Réception et postérité

Œuvre à part entière du catalogue Studio Ghibli, La Colline aux Coquelicots occupe une place particulière dans la filmographie du Studio Ghibli, aux côtés des autres œuvres de Gorō Miyazaki. Il continue d'être redécouvert par les spectateurs qui explorent la filmographie du studio au-delà des dix films les plus connus.

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