Analyse complète — Mary et la Fleur de Sorcière

Contexte de production, récit, mise en scène et postérité.

Contexte de production

Mary et la Fleur de Sorcière (メアリと魔女の花 — Meari to Majo no Hana) sort en 2017, réalisé par Hiromasa Yonebayashi pour Studio Ponoc. Le film dure 103 minutes. Non produit par le Studio Ghibli — premier film du Studio Ponoc, fondé par d'anciens membres de Ghibli (dont Yonebayashi) après la pause de production de 2014.

Produit hors Studio Ghibli par le Studio Ponoc, Mary et la Fleur de Sorcière n'a pas reçu de distinction internationale majeure, mais reste une pièce appréciée de la filmographie de Hiromasa Yonebayashi, révélatrice de son travail à cette période.

Mary et la Fleur de Sorcière — capture

Une image marquante de Mary et la Fleur de Sorcière.

Récit et construction narrative

Mary, fillette maladroite en vacances chez sa grand-tante, découvre une fleur magique rare, la "fleur de sorcière", qui lui octroie des pouvoirs temporaires. Elle est aussitôt admise à l'Académie Endor, une école de sorcellerie flottante.

Mais l'usage de la magie sans en maîtriser les risques menace de dérégler l'équilibre entre science et sorcellerie, forçant Mary à faire des choix pour protéger son ami Peter.

À l'Académie Endor, la directrice Madame Mumblechook et le professeur Doctor Dee, fascinés par les pouvoirs exceptionnels que semble révéler Mary, cherchent en réalité à percer le secret de la fleur de sorcière pour mener des expériences interdites sur la transmutation des êtres vivants. Lorsqu'elle découvre que Peter a été transformé en cobaye à moitié animal dans leurs laboratoires souterrains et que ses propres pouvoirs empruntés s'amenuisent avec les dernières graines de la fleur, Mary doit s'infiltrer seule dans les entrailles de l'école pour le délivrer.

Après une fuite à dos de balai à travers les couloirs et tourelles de l'Académie, poursuivie par les deux enseignants machiavéliques, Mary parvient à ramener Peter sain et sauf et à détruire les dernières traces de la fleur magique, refusant la tentation du pouvoir sans effort qu'elle lui offrait. Elle rentre finalement chez sa grand-tante sans regret, ayant compris que la vraie magie réside dans le courage plutôt que dans un don tombé du ciel.

Mise en scène et univers visuel

Comme la plupart des œuvres portées par Hiromasa Yonebayashi, Mary et la Fleur de Sorcière déploie un univers visuel cohérent avec son sujet : Adaptation du roman britannique "The Little Broomstick" de Mary Stewart — souvent perçu comme le "chaînon manquant" entre l'esthétique Ghibli et la nouvelle identité visuelle du Studio Ponoc.

Cette cohérence entre fond et forme est l'une des marques de fabrique des productions liées au Studio Ghibli — chaque film y trouve un style graphique et un rythme propres, plutôt que d'appliquer une formule répétée d'un titre à l'autre.

Mary et la Fleur de Sorcière — capture

Un autre plan représentatif de la mise en scène du film.

Réception et postérité

Produit hors Studio Ghibli par le Studio Ponoc, Mary et la Fleur de Sorcière occupe une place particulière dans la filmographie de l'animation japonaise liée à Ghibli, aux côtés des autres œuvres de Hiromasa Yonebayashi. Il continue d'être redécouvert par les spectateurs qui explorent la filmographie du studio au-delà des dix films les plus connus.

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