Analyse complète — Sherlock Holmes

Contexte de production, récit, mise en scène et postérité.

Contexte de production

Sherlock Holmes (名探偵ホームズ — Meitantei Holmes) sort en 1984–1985, réalisé par Hayao Miyazaki (épisodes) pour TMS Entertainment / RAI. Le film dure Série TV — 26 épisodes. Antérieur à la fondation du Studio Ghibli — série où les personnages de Sir Arthur Conan Doyle sont réinterprétés en chiens anthropomorphes ; Miyazaki en réalise une partie des épisodes avant de se retirer du projet.

Réalisée avant la fondation du Studio Ghibli, Sherlock Holmes n'a pas reçu de distinction internationale majeure, mais reste une pièce appréciée de la filmographie de Hayao Miyazaki (épisodes), révélatrice de son travail à cette période.

Sherlock Holmes — capture

Une image marquante de Sherlock Holmes.

Récit et construction narrative

Adaptation animalière des enquêtes de Sherlock Holmes et du Docteur Watson, transformés en chiens élégants arpentant un Londres victorien stylisé, aux prises avec le professeur Moriarty.

Miyazaki y peaufine déjà son goût pour les machines volantes rétro-futuristes et le mouvement, avant de quitter la production pour raisons de droits liés à l'œuvre de Conan Doyle.

Miyazaki réalise personnellement les six premiers épisodes, y introduisant des inventions absentes de Conan Doyle : dirigeables élégants, sous-marins et véhicules à vapeur qui préfigurent directement l'esthétique steampunk de Laputa et de Porco Rosso, ainsi qu'un Moriarty flanqué de son sbire maladroit Smiley dans des poursuites échevelées à travers un Londres miniaturisé et pittoresque. Le litige avec les ayants droit de Conan Doyle, qui refusaient l'anthropomorphisme canin pour une coproduction destinée au marché italien, contraint cependant Miyazaki à quitter le projet après le sixième épisode, la suite étant confiée à d'autres réalisateurs pour les vingt épisodes restants.

Malgré cette interruption, les épisodes de Miyazaki restent considérés comme les plus aboutis de la série, où l'on retrouve déjà l'attention méticuleuse portée aux machines volantes et le sens du burlesque mécanique qui deviendront la signature de ses grands films Ghibli ultérieurs.

Mise en scène et univers visuel

Comme la plupart des œuvres portées par Hayao Miyazaki (épisodes), Sherlock Holmes déploie un univers visuel cohérent avec son sujet : Curiosité de la période "pré-Ghibli" de Miyazaki, entre exercice de commande et laboratoire visuel pour ses obsessions mécaniques et aériennes à venir (Laputa, Porco Rosso).

Cette cohérence entre fond et forme est l'une des marques de fabrique des productions liées au Studio Ghibli — chaque film y trouve un style graphique et un rythme propres, plutôt que d'appliquer une formule répétée d'un titre à l'autre.

Sherlock Holmes — capture

Un autre plan représentatif de la mise en scène du film.

Réception et postérité

Réalisée avant la fondation du Studio Ghibli, Sherlock Holmes occupe une place particulière dans la filmographie de l'animation japonaise liée à Ghibli, aux côtés des autres œuvres de Hayao Miyazaki (épisodes). Il continue d'être redécouvert par les spectateurs qui explorent la filmographie du studio au-delà des dix films les plus connus.

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